C’est l’histoire d’un étudiant lillois fauché, d’un MacBook acheté à crédit et d’une idée soufflée par un professeur. Dans le podcast Lance ton app, Aurélien revient sur les 10 ans d’Algar (ex-Permettez-moi de construire). Entre débrouille, hyper-croissance et burnout, voici les coulisses d’une startup qui a digitalisé le permis de construire.
Du bricolage au scaling : l’art de l’exécution
Tout commence en 2014. Aurélien refuse de livrer des sushis pour payer ses études. Il lance un site Wix en une nuit, se fait passer pour une agence et signe son premier client inconnu pour 1500 €. Le service ? Purement manuel : il dessine les plans sur AutoCAD et imprime les dossiers chez lui.
L’aventure accélère grâce à un culot monstre : il décroche une alternance chez Leroy Merlin en contactant le Codir sur LinkedIn, transformant le géant du bricolage en incubateur officieux.
Mais la route est pavée d’erreurs structurantes :
- L’association : Aurélien impose un split 80/20 à son associé par ego, valorisant l’idée plus que l’exécution future. Une « erreur de débutant » qui complexifiera les futures levées de fonds.
- Le produit : Après une levée de 500k€, ils brûlent 45k€ dans une agence pour un site complexe… jeté à la poubelle une semaine plus tard pour revenir à l’essentiel.
La méthode Algar : Standardiser pour Automatiser Plutôt que de tout coder, Algar devient une machine de guerre « No-Code ». Une fois les processus standardisés (finis les échanges d’emails infinis), l’équipe connecte Monday, HubSpot et Make. Résultat : une « usine » hybride pilotée par des humains et 350 scénarios d’automatisation.
La fin de l’aventure est douce-amère. Après avoir levé 5,5M€, le pivot vers le B2B échoue car la vente est déléguée trop tôt, avant d’avoir le Product Market Fit. Épuisé, Aurélien cède les actifs de la société au tribunal fin 2023.
Ce qu’il faut retenir
L’histoire d’Algar brise le mythe de la « success story » linéaire.
- Vendez avant de construire : Le premier site était une vitrine, le back-office était manuel. C’est suffisant pour valider un marché.
- Le Focus est roi : En simplifiant l’offre, ils sont passés de 30 à 300 leads/mois.
- Ne déléguez pas l’inconnu : L’échec du B2B vient d’une délégation commerciale prématurée sur une offre non mature.
Aujourd’hui, Algar existe toujours, et Aurélien utilise ces leçons pour coacher la nouvelle génération d’entrepreneurs. Une preuve que même une sortie difficile est un tremplin.
À propos de l’auteur
Je m’appelle Franco, je suis Product Builder depuis 7 ans.
Aujourd’hui, j’accompagne les entrepreneurs sans compétences techniques (No-Code) à concrétiser leurs projets. Je vous aide à passer de l’idée à la publication de votre application sur les stores (App Store et Google Play).
- Vous avez un projet d’application ? N’hésitez pas à m’envoyer un message, ce sera un plaisir d’échanger avec vous.
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